MODERATO CANTABILE (MARGUERITE DURAS)

moderato cantabile

Marguerite Duras, 1958, éditions de Minuit, 155 pages

Résumé : Un meurtre a lieu dans un café au-dessus duquel Anne Desbaresdes accompagne son fils à sa leçon de piano – il rechigne à jouer la sonatine de Diabelli et s’obstine à ignorer la signification de moderato cantabile. Dans ce café, elle rencontre un homme – il lui dira s’appeler Chauvin – qu’elle interroge chaque jour, lors de fins d’après-midi qui s’étirent, à propos du crime passionnel, dont ils ne savent rien ni l’un ni l’autre. Le dialogue entre la jeune bourgeoise et l’ancien employé de son mari, répétitif et rythmé de verres de vin, les rapproche dans leur ennui.

P62 est-ce de la douleur de l’avoir tuée, qu’elle soit morte, que cet homme est devenu fou, ou autre chose s’est-il ajouté de plus loin à cette douleur, autre chose que les gens ignorent en général ?

P115 quand le retard devient tellement important, dit Anne Desbaresdes, qu’il atteint le degré où il en est maintenant pour moi, je crois que ça ne doit plus changer rien à ses conséquences que de l’aggraver encore davantage ou pas.

 

POUR ALLER PLUS LOIN: RESUME, AVIS, AUTRES CITATIONS:

https://www.babelio.com/livres/Duras-Moderato-cantabile/8366

 

Chapitre I

Un après midi de printemps. Une ville au bord de la mer.
Tous les vendredis, Anne Desbaresdes, la femme du Directeur des Fonderies, emmène son fils prendre des leçons de piano chez Melle Giraud. L’enfant contrarie son professeur : il ne parvient pas à retenir le sens de l’expression Moderato Cantabile. Soudain la leçon est interrompue par un cri. Une rumeur s’élève du café non loin de là. Quand Anne regagne la rue, elle apprend les raisons de cette agitation : une femme vient d’être tuée par son amant. L’homme, éperdu, étreint le corps de sa victime, inconscient du tumulte qui l’entoure.

Chapitre II

Le lendemain. Anne, accompagnée de l’enfant, retourne sur les lieux du crime. Elle pénètre dans le café. La présence de la femme du Directeur étonne les ouvriers. Gênée, elle commande un verre de vin et discute avec la patronne. Un homme s’immisce dans la conversation des deux femmes. Il avoue être lui aussi revenu pour en apprendre davantage sur le meurtre de la veille. Il invite Anne à revenir le voir.

Chapitre III

Le lundi. Anne et l’homme se retrouvent au café. Ils poursuivent leur conversation avortée.
Anne s’interroge sur les raisons du crime, sur la pulsion morbide des amants. Mais l’homme avoue qu’il ne sait rien. Il préfère évoquer la vie privée d’Anne qu’il semble connaitre : la villa, le magnolia de son jardin, la femme qu’il a déjà vu observer les ouvriers de sa fenêtre.
La fin de la journée de travail s’achève. Les ouvriers se rendent au café. Anne et l’homme se quittent.

Chapitre IV

Le lendemain.
Anne retourne au café. Elle commande du vin et retrouve l’homme.
Elle  ne cesse de l’interroger sur le crime.  Il confie avoir rôdé, la nuit, près de la villa. Il l’exhorte à parler d’elle. Chauvin, l’homme ainsi nommé, avoue avoir rencontré Anne il y à un an de cela lors d’une réception chez le Directeur des Fonderies. Anne ne s’étonne guère des propos de Chauvin.  Encouragée par l’ivresse, elle ne peut se détacher de ses angoisses, de sa curiosité morbide. Quand les ouvriers arrivent, elle quitte le café.

Chapitre V

Le vendredi suivant. La leçon de piano chez Melle Giraud est un échec. Seules les douces recommandations de sa mère parviennent à infléchir l’enfant. C’est avec difficultés qu’il joue la sonatine de Diabelli. Le son du piano parvient à Chauvin, installé au Café.
Le professeur reproche à Anne son manque d’autorité, sa passivité et demande que la mère cesse d’accompagner l’enfant.

Chapitre VI

La leçon de piano achevée, Anne rejoint Chauvin. Attendue pour un diner le soir même, elle sait qu’elle sera en retard. Mais elle ne peut renoncer à voir Chauvin. Elle boit avec avidité et interroge inlassablement Chauvin sur le meurtre. Celui-ci fabule, raconte, invente le drame des amants : une relation intense devenue insupportable, un désir morbide, une soumission à la passion, éros et thanatos. Enivrée par le récit, fascinée par la funeste destinée de la victime à qui elle s’identifie, Anne mime le geste de l’étranglement.
La nuit est tombée. Elle quitte le café, guidée par l’enfant.

Chapitre VII

Anne arrive en retard au diner bourgeois. Les convives sont scandalisés. Elle n’avale rien mais continue de boire avec déraison.
De son coté, Chauvin l’attend sur la plage. Mais bientôt lassé par l’attente, il quitte la plage.
Anne s’isole dans la chambre de l’enfant pour vomir.

Chapitre VIII

Deux jours plus tard.
Anne retourne au café, seule. Elle y retrouve Chauvin. La patronne leur sert du vin.
Anne annonce à Chauvin qu’elle ne viendra plus. N’accompagnant plus son enfant aux leçons de piano, elle ne pourra revenir au Café. Leur histoire à peine ébauchée est ici achevée. Dans un ultime geste, leurs mains se caressent et leurs lèvres se frôlent.

Le soleil se couche, les ouvriers arrivent  au café. Résignée, Anne quitte les lieux, retournant à la monotonie de sa vie bourgeoise.

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