LES CHOSES DE LA VIE (PAUL GUIMARD)

les choses de la vie

 

Editions Denoël 1967, 149 pages

4ème de couverture : L’avocat Pierre Delhomeau est parti de Paris un matin au volant de sa MG pour aller plaider à Rennes. Tout en conduisant, il pense à son amie Hélène mais aussi à vingt autres choses appelées par une association d’idées, un air de musique, un parfum d’herbe mouillée. Sa voiture roule à 140 quand elle aborde le grand virage du lieu-dit La Providence. Au même moment, un poids lourd survient en sens inverse tandis qu’une bétaillère s’apprête à traverser la nationale, entame la manœuvre, hésite, repart et cale au milieu de la chaussée. C’est l’accident. Dix secondes se sont écoulées entre l’instant où la MG aborde le virage et celui où elle brûle. Dans la nuit de ses paupières qu’il ne se sent pas le courage de rouvrir, Pierre Delhomeau prend conscience du moment présent. Un présent qui n’a plus de futur, voilà le sens des paroles qu’il perçoit. Le temps de le nier, le temps d’y croire – c’est l’arrivée à l’hôpital dans un ultime dérapage de souvenirs, d’espoir et de regret de ces mille riens que sont les choses de la vie et qui la font si bonne à vivre. Tel est le thème de ce récit empreint de gravité légère et de sobriété, d’une poignante actualité.

P16 le chagrin passé, parce que tout passe, j’ai essayé de me greffer de nouveaux amis pour ne pas rester infirme.

P17 j’ai renoncé à lui expliquer… Au reste, on n’explique rien à personne. On se justifie avec plus ou moins de conviction. Surtout, on n’explique rien à Hélène. Le bruit des mots d’autrui reste confus pour elle qui cherche moins à comprendre qu’à faire coïncider l’univers extérieur avec ses propres schèmes…

P19 Aurélia disait : « c’est quand ta rentrée ? » le rythme scolaire impose aux enfants des ruptures que les adultes ne supporteraient pas. On passe des grandes vacances cote à cote dans une intimité brutale et fraternelle. Puis chacun retourne à Paris, à Orléans ou à Nantes et il faut se contenter tout le reste de l’année de bout de lettres qui commencent par « mon petit vieux »… Trois mois de présence, neuf mois d’absence, par quel sadisme aveugle condamne-t-on les enfants à ces divorces ?

P27 qu’avait-elle de plus que les autres ? Rien de plus, évidemment, sinon d’incarner, elle seule pour lui seul dans un monde vide, l’unique échec insupportable.

P28 mais la démarche d’un homme de mon âge qui choisit sa porte de sortie plutôt qu’une voie de garage me fascine à proportion même que je ne puis l’imaginer. J’en connais certains qui ont fait le geste et que la mort a refusé… Est-ce réellement un choix ou la conclusion d’une lassitude irrémédiable. ? Décide-t-on de mourir ou suffit-il d’en admettre l’idée immédiate ? Sans doute la conscience du réel plane-t-elle déjà très au-dessus des contingences ? Lorsque l’âme s’est faite à la notion vertigineuse et attirante du néant il suffit d’abattre la bête. Mais précisément, à cet instant, se regarde-t-on, au moins mentalement, dans une glace ? Fait-on un pas en arrière pour se dire adieu ? Chez tous les rescapés du suicide, il subsiste fatalement une zone morte. On ne ressuscite pas en bloc.

P30 il est vrai que j’adore être seul dans une ville étrangère, Rennes ou Calcutta, qu’importe, pour l’unique plaisir, et plus qu’un plaisir, de savoir que nulle nécessité ne me conduit, que le hasard me prend en charge, que l’imprévu est au détour de chaque instant, pas l’aventure mais l’imprévu, le non-prévu, l’admirable disponibilité que la vie quotidienne réduit à la portion congrue… J’ampute hypocritement au compte du noctambulisme une vulgaire envie de solitude temporaire. Au vrai, je suis moins hypocrite qu’incertain. Et moins incertain que divisé entre deux certitudes contradictoires. Je ne peux m’éloigner d’Hélène sans trébucher dans le vide que creuse mon absence mais en même temps je supporte parfois mal ses aspérités, sa tournure d’esprit abrasive qui vous use sans repos et vous laisse, à forces de mortifications légères, avec des esquarres au cœur.  Je devrais m’en expliquer avec elle. J’hésite par lâcheté, par tendresse, parce qu’elle est une brute rugueuse mais incroyablement fragile et vulnérable dans ses œuvres vives et que le chagrin apporte au violet de ses yeux une pâleur que je ne supporte pas.

P32 pourtant j’ai choisi Hélène et mon métier. Choisir, c’est vite dit. On choisit sa vie comme sa voiture mais en fin de compte elles sont fondamentalement semblables, l’option ne porte que sur des détails

P32 la délectation morose est le pain quotidien de l’insomnie et des solitudes routières.

P69 si je m’étais tué, Hélène aurait trouvé dans ma poche cette lettre ridicule. C’est une sottise sans nom de ne pas l’avoir détruite puisqu’elle ne représente plus la réalité de mes sentiments présents, mais un mouvement sans profondeur, une humeur plutôt que j’exprime de façon cruelle. On devrait bruler toutes les lettres de ce genre. Elles mentent toutes par anachronisme. Elles témoignent d’états d’âme ou du cœur trop mouvants pour n’être pas périmés, contredits à l’instant même où l’on trace la dernière phrase. Je vais détruire cette lettre.

P74 Le gendarme penché sur le blessé a cru que celui-ci reprenait conscience mais cet espoir ne dure pas. Après un bref regard l’homme retourne à sa nuit immobile. Sa position dans l’herbe dénonce la gravité de son état. Le mort et l’endormi se différencient au premier coup d’œil à ce que certaines attitudes du second sont concertées, ne fut-ce qu’une façon de ne pas complètement laisser aller les mains ou les pieds, de maintenir une sorte de veille musculaire qui trahit la vie au plus creux du sommeil. A l’inverse, le coma relâche ou abolit tout contrôle du corps qui s’abandonne à sa pesanteur inerte. Le gendarme sait cela.

P75 poche extérieure droite : rien d’intéressant, une lettre adressée à Madame Hélène Gerbier, 107 rue de Verneuil, Paris 7è…

P81 deuxième partie : épigraphe : Cet acharnement à me connaitre et à connaitre, j’aurais du l’avoir plus tôt. Si je m’y étais mis à temps, peut-être serais-je arrivé à quelque chose (…) quel temps perdu, quel gaspillage, je croyais que j’avais tout mon temps. Maintenant, cela presse, ce sont les derniers moments, et cette hâte n’est pas favorable à la recherche IONESCO journal en miettes

P90 Je n’ai jamais entendu plus belle phrase : – Ne vous agitez pas mon vieux, vous avez eu un accident de voiture : Je vous conduis à l’hôpital. On s’occupera de vous. » On s’occupera de moi. Donc, tout n’est pas perdu. On ne s’occupe pas d’un cas désespéré.

P91 j’aurais détesté cette fin accidentelle. Je ne suis pas de ceux qui souhaitent une mort subite. Que l’on puisse dire de moi « il a eu une belle mort », il ne s’est rendu compte de rien » me parait le comble de la disgrâce. La mort est une chose trop sérieuse pour l’affronter à la sauvette. L’idée d’une longue convalescence me séduit par certains cotés. Je pourrais enfin relire Proust ou Guerre et Paix ou un autre chef d’œuvre postopératoire. Hélène viendra s’installer quai Voltaire… Ne pas oublier de détruire cette lettre. Voici un beau sujet de drame : une femme apprend par une lettre bêtement conservée dans une poche que l’homme qu’elle aime a décidé de la quitter. Cette résolution est absolument anachronique, l’homme a écrit une lettre trois mois plus tôt dans un mouvement d’humeur. Il ne l’a pas expédiée parce qu’il la tient pour une sottise, mais qui le saura jamais ? Pas la femme qui lit avec stupeur :

Hélène. (je ne pourrais pas écrire « ma chérie », « chère Hélène » aurait été grotesque entre nous). Nous avions décidé de ne pas nous marier pour éviter les pièges de l’habitude et du confort sentimental, le plus triste état pour des amants. (absurde ! cette crainte de l’intimité quotidienne participe d’une mesquinerie de cœur. Lorsque je serai sur pied, j’épouserai Hélène) Mais le perpétuel état d’alerte dans lequel nous vivons me devient insupportable. (et par quoi de mieux pourrais-je le remplacer ?) J’en arriverais à préférer une vraie scène bête et méchante à cette exigence qui te tient sans défaillance aux aguets de ce que tu appelles « mes ficelles ». Je revendique le droit à la faiblesse et je trouve parfois écrasant le prix qu’il faut payer les sommets où tu veux nous maintenir. (le prix qu’il faut payer, quel calcul d’épicier !) Tu es rugueuse, Hélène, et sans complaisance, ce qui passe communément pour une haute qualité mais qui ne rend pas la vie facile. Nous ne vivrons pas ensemble nos vacances d’été (tu vois bien que c’était une blague puisque nous ne nous sommes pas quittés !) J’ai vulgairement (parfaitement juste) besoin de prendre l’air et des distances avec le microscope sous lequel tu me tiens en observation. Je sais que tu m’aimes et je t’aime aussi mais (ce « mais » est ignoble. Je t’aime sans « mais », sans « si » et sans « pourquoi ». je t’aime comme mon pain et mon sel, je t’aime, mon cœur) une certaine légèreté me manque sans laquelle je respire mal. Je veux être un peu innocent. Je connais trop ta bonne foi pour ne pas être certain que tu vas réfléchir au cours de cette séparation. Il ne tient qu’à toi qu’elle ne soit qu’un entracte et non pas un baisser de rideau inimaginable. (un rien de coquetterie dans le style, une pincée de chantage, un modèle du genre !) Tu trouveras lâche que je t’écrive plutôt que de dire les choses en face. Les choses en face : ta locution favorite. Professionnellement, je me méfie des excès où vous entrainent les improvisations verbales mais nous parlerons de tout cela quand tu voudras. Je t’embrasse (et veuillez agréer, mon salaud, un grand coup de botte dans le train)

P94 La femme lit cela et son univers bascule. Elle ne sait pas que l’homme a écrit cette lettre dans un moment d’irritation mesquine et il ne peut le lui dire, il ne lui dira jamais rien parce qu’il achève de se raidir sur le carreau d’une morgue. Le mensonge d’une seconde devient une vérité définitive. … elle n’y comprend rien, sinon que le plus chaud de ses certitudes anciennes n’était que mensonge, ambigüité, duperie… Elle parcourt les  premiers instants d’un long cheminement amer. Et tout cela pour rien puisque la lettre est un faux conservé dans une poche par réflexe masochiste, une petite scorie sans densité, comme ces phrases qu’écrivent les enfants dans leur journal intime, un soir de tragédie scolaire : «  je hais mon père et ma mère ». Oui c’est bien là le genre de farce macabre où se complait le destin ivrogne et malfaisant

P100 sur le chapitre de la mort on reste d’une incroyable puérilité. Le département de l’esprit affecté à ce problème ne suit pas l’évolution globale d’un intellect donné. Il se sclérose au niveau le plus rudimentaire. On se donne beaucoup de mal pour acquérir sur la vie, l’amour, la justice, l’amitié, la guerre et le reste, des idées sur mesure ou du moins dégraissées du plus gros des conventions et des niaiseries ; mais qu’on frôle la mort d’un peu près et aussitôt ressurgit l’enfant des cavernes, hanté d’impulsions confuses et d’images élémentaires, de visions simplistes d’un autre monde anthropomorphe qui ressemble à celui-ci comme un frère macabre.

P103 on croit toujours que la mort est l’affaire des autres, on s’entête à demander pour qui sonne le glas et me voici soudain en face de mes fins dernières. Et me voici penché sur ce miroir où je me contemple pour la première fois, cet étang paisible dont je vais traverser la surface avant d’avoir profité de ce tête-à-tête troublant. «  Et que déjà le soir nous divise, O Narcisse, et glisse entre nous deux le fer qui coupe un fruit… »

P104 cette vielle pute a besoin de la complicité de sa clientèle. On n’a jamais vu quelqu’un mourir malgré lui. L’homme est plus en sécurité dans un refus que dans une forteresse. Les obus dévient leur trajectoire, les maladies tournent court, les microbes se découragent, les marchands de cochons respectent le stop. Mais il faut toujours une force sans faille pour nier toujours. On se lasse, on compose. J’ai commencé à m’occuper de la mort. Aussitôt la mort s’est occupée de moi. J’ai eu la faiblesse d’envisager, d’admettre et c’est le commencement de la fin. Je vais payer cette lâcheté inévitable, tant pis pour moi ! On ne meurt que par fatigue et résignation.

P111 j’aurais voulu qu’on me laisse le temps de mourir. Je ne sais pas comment expliquer cela : le temps de mourir, comme on prend le temps de vivre. J’aurais depuis longtemps décidé de ne pas rejoindre la troupe désuète des gens d’âge qui s’obstinent, qui s’accrochent. J’aurais été un vieillard modèle, larguant chaque jour une amarre, m’appliquant au désintérêt. A force de couper patiemment les mille liens qui rattachent à la vie j’en serais arrivé à n’être plus retenu que par l’ancre de la miséricorde et je serais mort, non sans doute à ma guise mais enfin j’aurais participé à ma fin… On ne compte pas en minutes au seuil d’une éternité douteuse.

P113 j’aimerais évaluer mon juste poids sur terre. A tout le moins ne pas me tromper sur le choix des balances. Ce poids équivaut au vide que creusera mon absence. C’est le vieux problème du récipient plein d’eau ; on plonge un solide, l’eau déborde, ensuite on mesure le volume d’eau qui manque et je ne sais trop quoi… Oui, c’est élémentaire, je pèse le volume de sentiment que ma mort fera déborder. D’abord Hélène.. Le chagrin d’Hélène sera massif et silencieux… Grace à elle, mon nom continuera d’être prononcé (Pierre était, Pierre disait, Pierre faisait…) car toutes les femmes qui ont aimé un homme en deviennent le conservatoire et le musée. Mais Hélène n’appartient pas à la race faible qui laisse le chagrin et les souvenirs empâter sa vie. Voilà le problème : Hélène sera vivante. Comment seront les amis qui me pleureront, les femmes qui se souviendront dans leur lit chaud de m’avoir caressé, vivant le bâtonnier qui prononcera mon éloge funèbre et les confrères qui se partageront mes dossiers. Comment demander à des vivants une fidélité contre nature. En revenant du cimetière ou les pelletées de terre tombaient sur le cercueil de mon père, un détail a révolté l’enfant que j’étais. Nous, la famille et les amis, nous avons mangé… Je mangeais et je trouvais à cette langue de bœuf un gout inimitable. Elle consacrait notre supériorité infinie, elle me rassurait, mais quelle traitrise, quel abandon ! Tous ceux qui m’aiment mangeront après et cela démontre assez le relatif de mon importance. La vie ne s’arrête que pour moi et les regrets ne pèsent pas lourd en face de cette constatation. Il faut dont aborder la mort dans un état de grande humilité.

P116 après le cimetière et la langue de bœuf, on fait les poches du défunt.  Je ne me souviens pas bien du détail de l’inventaire sinon du briquet que ma mère m’a tendu entre deux larmes… On a rangé le briquet dans un tiroir et je ne comprends qu’aujourd’hui à quel point ce geste enterrait plus profondément mon père… Mon père disparu, l’objet retournait dans les limbes des choses inertes. Je l’ai bientôt oublié. Il n’a jamais plus servi. Ma mère a resservi, à moi, à son second mari, à ses amis. … De même un certain nombre de choses mourront de ma mort… Dans les indes anciennes, on brulait les veuves. L’expédient ne valait que par sa rigueur et le défunt n’en restait pas moins seul. Il y avait plus d’intelligence de la mort dans la tradition d’Egypte qui encombraient les caveaux d’objets familiers. On soupçonnait justement que cet environnement amical assurait une sorte de survie. Je regrette de n’avoir pas placé aux cotés de mon père le briquet… Je n’aurai pas de pyramide. On ne m’entourera pas de ces choses de la vie dont l’importance m’apparait soudain formidable

P121 pardon Bertrand (son frère), mais je n’aime que théoriquement le personnage que tu es actuellement, il m’est étranger par beaucoup de cotés et je sais que moi-même tu m’as éloigné au second plan de ton paysage sentimental. Tu soupçonnes que je n’aime pas Béatrice… Ce qui me déplait en ta femme semble te combler, cette niaiserie de fausse jeune fille vierge de la tête aux pieds, sexe exclu, ce sourire unique composé une fois pour toutes, le même pour chaque occasion, cette façon à l’approche d’un homme de paraitre entrer en état de succulence délicate, ce coté cristal-ne-me-touchez-pas-ou-je-me –casse qui fait les meilleures centenaires… A quoi bon Bertrand ? Au reste, le purgatoire de la froideur et des distances est sans doute inévitable…

P122 on nait en état de mort et l’on se réfugie dans la grandiloquence qui est l’ivrognerie de l’âme et l’on s’efforce de provoquer avec ses idées un fracas que l’on voudrait majestueux et l’on se satisfait de ce menu tumulte jusqu’à ce que l’on parvienne au bord du vrai silence.

P124 Tu casseras mon fauteuil, le petit tableau de mon bureau s’empoussièrera dans un grenier, des fleurs, des parfums, des choses mourront parce que meurt avec moi le gout secret que j’ai pour eux et que pour eux seulement je suis irremplaçable.

P132 Après mon accident de Tripoli, quand je marchais avec des cannes, Paris était peuplé d’infirmes. Il y a cent fois plus de barbus si l’on se laisse pousser la barbe. On ne fait que projeter autour de soi son petit cinéma intime.

P143 il pratiquera donc l’égoïsme, la plus décriée des vertus. Sachant la solitude qui l’attend au seuil de la mort et que nul ne peut porter avec lui ce fardeau puisque le Christ Lui-même, en haut du Golgotha, est véritablement homme cette fois, gémissait de l’abandon de son père, il s’appliquera à faire de l’égoïsme un culte bienfaisant. Il plaidera pour l’égoïsme généreux, enrichissant, respectueux de l’égoïsme d’autrui.  La volonté de n’être pas nuisible est le commencement de la vraie bonté.

P144 Hélène est debout sur le trottoir, elle me dit quelque chose, je baisse ma glace pour entendre, elle dit : « sois prudent, ne roule pas trop vite ». Je souris, je démarre, je viens de perdre quelques secondes. A deux cent cinquante kilomètres de moi le marchand de cochons se tape un verre de calva. Je viens de perdre. Est-ce que nous sommes vraiment des guignols et pour amuser qui ?

P148 (l’interne) a l’habitude des mots à dire et de l’attitude à prendre ; pourtant, il se sent moins assuré que de coutume en face de cette femme qui ne pleure pas. La beauté donne au malheur une dimension déconcertante… En tout cas, Madame, je puis vous assurer qu’il n’a pas souffert… Elle va se retirer lorsque l’interne s’avise d’un oubli : « nous avons trouvé sur lui une lettre qui vous était adressée. J’ai tenu à vous la remettre moi-même »

 

POUR ALLER PLUS LOIN: RESUME, AVIS, AUTRES CITATIONS:

https://www.babelio.com/livres/Guimard-Les-choses-de-la-vie/42376

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