CE GENRE DE CHOSES (JEAN ROCHEFORT)

ce genre de choses

Jean Rochefort

Stock, 2013, 202 pages

 

4ème de couverture : « longtemps j’ai joué avec les mots des autres. J’ai voulu jouer avec les miens et puis tardivement, j’ai constaté que mes mots les uns derrières les autres racontaient des histoires. Alors pourquoi pas ?

P17 à l’instar de mon maitre Jules Renard, « n’écoutant que mon courage qui ne me disait rien », j’obtempère immédiatement…

P142 et si Hitler avait été reçu aux beaux arts ?

P162 le Thrinaxodon avait un diaphragme inquiet du considérablement l’aider à survivre dans les conditions climatiques engendrés par l’éruption du volcan, mais le Thrinaxodon, insiste Julien Rochefort, avait un diaphragme avant l’éruption. La fonction ne créerait pas l’organe contrairement à ce qu’affirmait Lamarck, seul le hasard est probable, l’ignoble et merveilleux hasard » ! « le Thrinaxodon a donné naissance à toutes les espèces importantes dont descendent les mammifères actuels. Si le Thrinaxodon n’avait pas survécu à cette extinction massive, nous ne serions pas là. Il y aurait autre chose ne pas nous docteur Ward

Page 175 N’être rien, ne pas oser respirer ! Kissinger m’interpelle, je ne comprends pas ce qu’il me demande, je réponds en faisant quelques bulles. La reine est surprise. Un long silence, si seulement je pouvais fondre, devenir une flaque! Toujours dans un brouillard, je crois entendre que le président de tous les français, outre-mer inclus, Valéry Giscard d’Estaing, parle de moi. Une flaque, vous dis –je, je voudrais être une flaque ! Je suis d’origine provinciale et d’un naturel timide. Qu’on ne me questionne pas, surtout, sur rien !

P200 … on peut, désespéré, abandonner le domicile conjugal, atterrir dans un hôtel près des folies bergère, téléphoner immédiatement à la nymphomane pour lui confier mon adresse en cas de nécessité, et me retrouver le lendemain en tête-à-tête avec un huissier faisant acte, à ma grande stupéfaction, d’abandon de domicile. On peut enfin être engagé pour un petit rôle dans une tragédie nordique du 16è siècle, où on interprétera un cardinal nordique. On peut, le lendemain de la première, acheter un journal, se précipiter sur la page spectacle, et lire ; brulant d’impatience, la critique de la tragédie nordique, qui, à première vue, semble courte : « à un moment, un cardinal nordique, pratiquement pubère, dit au jeune premier, en lui posant la main sur l’épaule : « Viens, mon fils, ne restons pas ici » j’en ai profité pour sortir. Max Favavelli, Paris presse.

On peut alors s’aliter, avoir quelques doutes sur ses capacités d’adaptation à l’existence. On peut se lever de moins en moins. On peut voir arriver un copain qui, lui, a eu un prix au conservatoire, un vrai copain, Marielle, et lui dire : « tu vois, là, j’ai une audition dans un théâtre cet après-midi, je n’irai pas. » On peut avoir un vrai copain qui répond : « tu vas y aller ! Et qui, pendant plus de deux heures, tente de me persuader. On peut répondre « non ». On peut écouter l’inlassable Marielle dire « le bus est direct et je te donnerai la réplique. » On peut alors se lever, enlever son pyjama cracra, se raser, s’habiller, et prendre le bus avec Marielle. On peut être engagé après l’audition et rester sept ans dans une troupe qu’on admire. On peut, à cet âge-là, dire discrètement à son copain : merci. On peut attendre soixante ans pour dire à son ami : « c’est grâce à toi que la vie dont je rêvais a commencé. Merci. »

 

POUR ALLER PLUS LOIN: RESUME, AVIS, AUTRES CITATIONS:

https://www.babelio.com/livres/Rochefort-Ce-genre-de-choses/535575

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